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Chromatik nous a parlé de son nouvel album « Brighter » !

le 24 mai 2019

On a rencontré Chromatik, l’un des groupes parisiens les plus groovy ! Ils viennent tout juste de sortir leur nouvel album « Brighter » dans lequel ils se sont associés aux rappeurs, Hi-Levelz et Sika Deva. Un cocktail détonant mêlant jazz, hip-hop et électro !

A l’image d’un cercle chromatique, le groupe ne se limite pas à une couleur, il les exploite tous. C’est en partant de cette philosophie que « Brighter » a vu le jour. Un projet de 6 titres, impossible à catégoriser, fait par des passionnés pour des passionnés.

 

Chromatik

Hello, vous pouvez vous présenter ?

Carl : On est 6 musiciens : saxophone ténor, trompette, guitare, basse, clavier et batterie. Et deux rappeurs : Hi Levelz et Sika Deva. Par le passé, on avait une chanteuse qui s’appelle Ann-Shirley. Elle a sorti un EP dernièrement d’ailleurs, elle est plutôt Soul/New Soul.

Mahaut : Elle était sur l’album précédent !

Carl : Oui, sur l’album d’avant qui s’appelle « Colors », il est sorti en 2016. Sika Deva est arrivé à peu près à ce moment-là dans le groupe.

Sika Deva, tu fais partie du groupe ?

Carl : C’est un featuring avec qui on bosse depuis bientôt 3 ans, non ?

Sika Deva : Oui, 3 bonnes années…

Carl : Et il collabore avec Hi Levelz sur les morceaux.

Mahaut, tu es la manageuse de Sika Deva et Chromatik, c’est bien ça ?

Mahaut : Oui j’ai commencé avec Chromatik. Puis au fur et à mesure, j’ai managé Hi Levelz en solo, puis Sika Deva en solo. Avec Chromatik ça va faire trois ans quasiment, c’est le premier groupe que j’ai managé.

Carl : Et commencer par manager un groupe de 8 personnes, c’est pas forcément le plus simple …

Donc vous êtes six en tout, plus deux feats réguliers ?

Carl : On est six, plus Sika Deva et Hi Levelz. Ils ont chacun leurs projets à côté. Mais on a travaillé avec eux et on fait la scène avec eux. Notre nouvel EP « Brighter », on a donc voulu le faire avec eux !

Donc tous les morceaux de ce nouvel EP sont en présence de Sika Deva et de Hi Levelz ?

Carl : Exactement ! Il y a deux morceaux avec Sika Deva, deux morceaux avec Hi Levelz et deux morceaux où ils sont tous les deux … pour essayer d’avoir un équilibre.

Au-delà de Hi Levelz et Sika Deva, vous avez tous une carrière solo au sein du groupe ?

Carl : On s’est rencontrés via plusieurs projets musicaux ou via l’école qu’on a faite (American School of Modern Music). En effet, chacun à des projets à côté. Les soufflants (trompette et saxophone), qui sont des frères jumeaux, ont leur projet de reggae, « Strickaz ». Et le trompettiste Lucas a également un projet qui s’appelle « Drs. L », un projet plutôt électro qui tape bien fort. De mon côté, j’ai également un projet qui s’appelle « Elephant Tone », qui est plus électro/rock/funk. Sika Deva et Hi Levelz ont chacun leur projet solo. Clément Cliquet, le batteur a plusieurs projets aussi.

Mahaut : Chacun se nourrit d’autres projets et ça permet de gagner en musicalité. Et malgré tout, on est dans une économie où il faut souvent plusieurs projets pour vivre ! À moins d’être dans un énorme projet.

Carl : C’est compliqué, surtout les projets de composition : il faut prendre le temps, être patient.

Oui j’ai vu ça, dans le projet il y a différents styles qui se mêlent ! Vous avez sorti le premier morceau « Lighter Days » le vendredi 3 mai. J’ai vu qu’il y avait une période de 2 ans où vous n’avez pas sorti de projet ?

Carl : Oui, on a pris beaucoup de temps à façonner ça. Et ça a demandé aussi beaucoup d’argent car on est en autoproduction complète : personne ne nous a aidés, on n’a pas reçu de subvention. Donc ça nous a pris du temps de rassembler les fonds et de mettre tout en place.

Mahaut : Et il y a quand même eu 50 concerts pendant cette période ! Donc ça prend du temps aussi haha.

Carl : Oui ,c’est ça ! Quand tu pars jouer, tu ne penses plus forcément au CD.

L’enregistrement, le mix le mastering, vous faites ça en solo aussi ?

Carl : Non, on a travaillé avec des partenaires pour tout ça. L’ingé son qui s’est occupé de l’enregistrement et du mixage s’appelle Simon Marais : il a bossé pour Fakear, Sly Johnson, etc. Ensuite pour le mastering on a appelé Soda Sound : très bon studio de master.

Mahaut : Ils voulaient vraiment pouvoir enregistrer en “live”, tout le monde dans la même pièce, en même temps. Tu sais souvent, surtout à Paris, tu as de petits studios donc tu enregistres la batterie, puis ensuite la guitare, et ainsi de suite … Là ils voulaient être dans la même pièce et ils sont 8 donc il faut de la place. Du coup, nous sommes allés en Bretagne pendant une semaine pour enregistrer dans un grand studio qui s’appelle Peninsula Studio. Ils ont passé une semaine là-bas pour pouvoir enregistrer ça dans les meilleures conditions possible.

Ce projet, c’est le projet qui marque votre grand retour ?

Carl : Oui c’est ça. On a pris le temps de revoir notre image, de travailler sur l’ensemble du projet. Et même sur la musique … Je pense qu’il y a une maturité qui se ressent dans le CD, mais également dans la qualité de l’enregistrement et du master, la qualité de composition et d’écriture … C’est notre projet le plus abouti. J’en suis fier, j’en suis même très fier. Il marque un tournant. Avant on a beaucoup véhiculé une image de groupe, alors que là on souhaite expliquer qu’on est en feat avec des rappeurs et qu’on veut collaborer de plus en plus avec de nouveaux artistes.

Mahaut : d’autres voix, d’autres styles…

En parlant de ça, c’est quoi le style musical qui pourrait vous attirer à l’avenir ?

Carl : Quoi qu’il arrive, on restera ancré dans le jazz. Après j’aimerais beaucoup collaborer avec des chanteurs et continuer avec des rappeurs. Sika Deva et Hi Levelz seront toujours les bienvenus ! Quant au style, ça dépend vraiment. Ça sera toujours très groove, mais avec peu être plus de sonorités électro comme tu as pu en entendre sur le premier titre, “Back me up”.

Mahaut : L’idée c’est de vraiment aller chercher des collaborations, des artistes qui apportent leur univers. Comme là, ça a été le cas avec Hi Levelz et Sika Deva, mais pas totalement parce qu’ils sont aussi venus se mettre au service de la musique du groupe. Pour la suite, l’idée peut aussi être de se faire rencontrer d’autres univers. Une chanteuse soul, ou un chanteur presque pop qui viendraient se confronter à l’univers de Chromatik et trouver des codes en communs.

Carl : Par exemple, Sika Deva est plutôt axé trap. Et on a bossé sur un son qui va plus dans son sens. Qui sera un peu plus dans le délire Hi Hat trap mais toujours avec des accords ultras jazz et une harmonie très riche.

Sika Deva : Il y a des petits placements future beat aussi !

D’ailleurs, le morceau « Straight Outta Deva » m’a marqué, Sika Deva tu lâches un couplet avec un débit incroyable et je voulais savoir, comment as-tu appris à rapper comme ça ?

Sika Deva : Ça vient du freestyle, du freestyle pur et dur. J’ai passé des heures et des heures à travailler l’improvisation et j’ai développé une certaine aisance. En me penchant sur plusieurs influences, notamment ce qui est reggae où il y a beaucoup d’accélérations, de placements assez techniques. Je me suis inspiré de ça pour pouvoir calquer leur flow et l’utiliser à mon avantage.

Mahaut : Et il vient d’une famille de culture bouddhique, et tu m’avais expliqué qu’en termes de flow …

Sika Deva : … oui aussi ! Il y a beaucoup d’accélérations, et il y a des placements très bizarres dans les prières. Je fais ça depuis que je suis né haha.

 

J’ai vu aussi qu’en live tu déchires ! Au-delà de l’aspect musical, il y a un véritable show.

Sika Deva : Et ça je le dois à Chromatik ! À travers le groupe j’ai réussi à atteindre une sphère d’interprétation que je n’aurais pas pu atteindre en étant seul. Du moins, j’aurais mis plus de temps. Par exemple, à travers le morceau « Lighter Days », où je mets ma vie personnelle en avant, j’ai réussi à travailler l’interprétation et à réussir à exprimer des choses que je n’aurai pas exprimées auparavant.

Mahaut : C’est pour ça que sur scène, il arrive qu’il pleure quand il interprète ce morceau !

 

Sika Deva

Comment vous fonctionnez dans l’écriture des textes ?

Carl : C’est assez libre. La plupart du temps, je compose les morceaux mais je n’arrive pas avec une idée arrêtée de thème pour les paroles. C’est justement intéressant que les rappeurs amènent leurs idées, de voir comment ils ont ressenti le titre et comment ils ont envie d’écrire dessus. Tu vois le morceau « Lighter Days », c’est un peu rock, un peu fusion jazz, c’est tiraillé et ultra violent. Sika Deva s’est peut-être dit que c’était l’occasion d’écrire sur sa personne et sur le sujet assez sombre dont il parle dans le morceau.

Justement, de quoi parle ce morceau ?

Sika Deva : « Lighter Days » se base sur une histoire assez marquante. J’étais sur la ligne 7, dans une rame de métro. J’avais tellement pris l’habitude de voir les clochards venir et sortir un discours du genre « mesdames et messieurs, excusez-moi de vous déranger, il y a des choses qui ne vont pas … ». En les entendant parler de cette manière et expliquer ce qu’il se passe dans leur vie, j’ai eu envie d’utiliser un même type discours et de l’adapter à mon point de vue personnel et de m’imaginer à leur place. Donc ça a été un travail de remise en question et en même temps d’interprétation de ce qu’une tierce personne pouvait vivre et en même temps de ce que je vis. J’explique la situation, je me remets en question, je me pose beaucoup de questions, je prends conscience et en même temps j’accepte ma situation actuelle. Sur le 2ème couplet au contraire, je réalise que je ne peux pas forcément continuer à accepter ma situation. Je suis à moitié confiant, à moitié arrogant, et motivé pour changer la donne.

Mahaut : il envoie un peu tout valser dans la seconde partie, de manière archi énervée. Il dit plein de gros mots haha.

Sika Deva : … J’adore faire ça, ce sont des mots forts. J’aime bien la brutalité parfois, dans les lyrics.

Vous avez prévu de faire des collabs avec des artistes français ou c’est que de l’anglais ?

Carl : Oui justement je pense que l’idée serait de commencer à avoir quelques feats en français. Peut-être plus rappeurs que chanteurs en français, parce que je préfère haha !

Ça fait combien de temps que vous bossez cet album en tout ?

Carl : « Brighter », on a commencé à le bosser il y a 2 ans. Il y a des titres qui étaient déjà présents, avec Sika Deva. Surtout « Lighter Days », et « Straight Outta Deva », mais après les quatre autres titres ont été composés ces deux dernières années. On a travaillé dans plusieurs studios, on a commencé à mettre en place les arrangements, etc… C’est vraiment une manière de travailler qu’on n’avait jamais adoptée. Avant c’était principalement de la répète : on voyait les morceaux ensemble à cette occasion. Là on a fait des résidences, parfois des semaines entières, pour vraiment se pencher sur les morceaux et aller chercher les idées qui pouvaient venir…

Ce n’est pas trop dur de se coordonner à huit ?

Carl : Non pas tant que ça, parce que dans les idées de morceaux  viennent principalement de moi ou parfois de l’ancien clavier (Sarkis) qui en ramenait. Il est à Berlin maintenant et il a son projet électro qui s’appelle « Saint».

Mahaut : Mais il est sur l’enregistrement de l’album, mais sur le live, le groupe s’est associé avec un autre clavier qui s’appelle Edison Knight.

Carl : Ensuite, il y a Teddy, le bassiste, qui ramène également des idées. Vu que les compositions ne viennent pas de tout le monde, on arrive à avancer comme cela et chacun s’approprie les morceaux.

Mahaut : Une fois qu’il y a l’idée de base du morceau, Carl ou la personne qui écrit ramène des partitions, donne les infos à tout le monde. Après, chacun vient ajouter sa patte. Ensuite ils construisent ensemble les morceaux, les cuivres vont venir avec des idées de lignes de cuivre…

Carl : … et d’arrangement surtout, les thèmes sont écrits à l’avance. Mais tu vois pour l’album, les cuivres ont pris le temps d’arranger, parce que l’idée c’est qu’on avait une section un peu plus imposante que juste deux cuivres. Du coup, Maxime, le saxophoniste a fait de la flute, du saxophone alto et du saxophone ténor. Lucas, le trompettiste a fait de la trompette et du bluggle (une autre sorte de trompette un peu plus soft). Ils ont carrément écrit plusieurs lignes pour aller avec la ligne principale. Chacun a ramené sa patte dans le réarrangement du titre.

Comment vous façonnez un morceau de manière générale ?

Carl : En gros, on arrive avec les partitions, on les donne aux autres et on a une maquette déjà enregistrée. On écoute pour voir comment ça sonne. On essaye d’avoir des idées en amont, puis on arrive en répète chacun a déjà des idées sur le titre. Puis de fil en aiguille, de répétition en répétition, le morceau grossit et les parties s’affinent.

Mahaut : Quand c’est prêt, ils vont en studio …

Carl : Après, on ne sait jamais trop quand c’est prêt haha. Quoi qu’il arrive, la perfection n’existe pas. Quand tu sors d’un enregistrement, c’est un truc que tu as travaillé au moins plusieurs mois auparavant. Donc dans ce laps de temps, tu as forcément pris en maturité, tes goûts et envies ont pu changer et tu te retrouves à devoir accepter celui que tu étais il y a plusieurs mois. Tu sais que sur le moment, tu voudrais avoir autre chose mais tu dois accepter qui tu étais auparavant.

Mahaut : C’est toute une partie du travail du management. De dire aux gars : « écoutez là ce n’est plus totalement le travail qui vous correspond. Mais c’est très bien. » Et c’est toujours ça parce qu’entre le moment où tu composes et le moment où tu enregistres il se passe déjà beaucoup de temps. Puis après, entre le moment où c’est enregistré et le moment où ça sort… Il peut également se passer beaucoup de temps. Là il s’est passé un an et demi depuis l’enregistrement.

Il y a eu beaucoup de retouches sur les morceaux ?

Carl : Sur les morceaux, on a beaucoup bossé oui. Simon, l’ingé son, a vraiment mis sa patte sur l’album. Il n’a pas seulement été le prestataire qui vient t’enregistrer… Il a été à l’écoute, il a apporté des idées, il a vraiment été au taquet avec nous et c’était très intéressant de bosser avec lui. Grâce à lui j’ai appris beaucoup de choses.

Mahaut : D’autant que les musiciens du groupe n’ont pas forcément le recul nécessaire. Eux, ils se lèvent, ils pensent à ça, ils font ça tout le temps. Quelqu’un qui va arriver et avoir un œil et une oreille fraiche sur le morceau, ça fait du bien.

J’en ai ma petite idée mais pourquoi Chromatik ?

Carl : À l’époque on était tous en école de Jazz. On a cherché un nom pendant quelque temps. Puis Chromatik nous est venu. Parce qu’il y a la gamme chromatique, et ça marche dans la musique mais aussi dans la peinture. C’est toutes les couleurs, et nous ce qu’on fait c’est très diversifié, il y a plein d’influences différentes. C’est une histoire de mélange. Un mélange de couleurs musicales qui s’emboitent entre elles. Typiquement tu as Sika Deva qui a vécu dans plein d’endroits. Hi Levelz qui est d’origine zambienne, il y avait Sarkis à l’époque qui est arménien. Même maintenant, il y a Edison qui est mauricien. Donc il y a beaucoup de mélanges et de métissage et je pense que dans la musique ça se ressent.

Mahaut : Et vous avez une approche différente de la musique. Tout le monde n’a pas été nourri de la même manière artistiquement et ça se ressent dans Chromatik.

Carl : C’est pour ça qu’il y a des morceaux plus proches du beatmaking, comme le premier morceau de l’album. Celui-ci je l’ai bossé avec Hi-Levelz qui est aussi beatmaker, il compose à l’ordi. Mais tout a été fait à avec des vrais instruments dans ce projet.

Vous avez des anecdotes marrantes à nous raconter à propos de ce projet ?

Mahaut : J’en ai une très drôle ! Ils étaient en Bretagne pour enregistrer tous les huit. Bon déjà le Air Bnb c’était quelque chose. On était dans une petite maison toute mignonne, il y avait du bordel partout, et que des mecs donc je te laisse imaginer les menus haha … Le truc qui m’a fait le plus rire, c’est que le studio était encore en lancement, et il manquait une cabine pour les amplis. Donc ils ont mis les amplis … dans les toilettes. Quand tu allais aux toilettes il fallait dire à l’ingé qu’il coupe le son des amplis et surtout des micros. Sinon tout ce qu’il se passait aux toilettes, tout le monde l’entendait dans la cabine.

Carl : Je m’éclatais haha. C’est moi le guitariste donc dès que quelqu’un allait aux toilettes je faisais plein de bruit pour faire gueuler les mecs.

Mahaut : Sinon, ils ont aussi fait une semaine de résidence au Rail Road Studio avant qui a été monté par des copains à nous, dont Lucien Favreau. Sika Deva et Sarkis (qui était encore dans le groupe à ce moment-là) étaient assez sensibles au côté « esprits » et ils avaient hyper peur du lieu…

Carl : On dormait dans une petite maison à côté, et c’est vrai qu’il y avait des trucs bizarres. Tu n’as pas dormi une nuit avec un couteau toi Sika ?

Sika Deva : Si hahahaha…

Mahaut : Une fois, la porte s’est fermée, on ne savait pas par qui. On n’arrivait pas à rentrer, on n’avait pas les clés…

Sika Deva : Je me rappelle aussi des allergies que j’avais. À la 3ème séance d’enregistrement avec Simon, j’essayais d’enregistrer mon couplet mais je n’arrêtais pas d’éternuer, je ne voyais plus rien. Ça avait un petit côté mystique.

Cimer : On a un rappeur qui fait de l’égotrip, mais qui a peur des esprits haha !

 

Chromatik

Donc votre tournée s’est déroulée ces 2 dernières années ?

Mahaut : il y en a eu plusieurs oui. Ils en ont fait une de deux semaines plutôt dans les Alpes, après il y a eu des dates un peu isolées, une à Nancy, à Lille, à Lyon et plein d’autres en France. Après ils en ont refait une dans les Alpes en hiver.

Carl : Et là c’était dur parce qu’on jouait dehors …

Mahaut : Quand il fait moins 18…

Carl : Une des dates marrantes était la dernière date de notre tournée d’été, parce qu’ils faisaient du rosé pêche. L’orga était super sympa, ils nous en ramenaient à l’infini. On est tous redescendus de scène explosés …

C’est quoi vos meilleurs souvenirs de live avec Chromatik ?

Carl : J’en ai trois… ah quatre ! Chronologiquement, il y a La Machine du Moulin Rouge. Ça date, c’était il y a 4 ans je pense. Il y a eu un New Morning qui était exceptionnel aussi, le même weekend d’ailleurs ! C’était vraiment mortel.

Sika Deva : Je crois que j’étais venu !

Carl : Oui tu étais là, tu as même rappé. C’est d’ailleurs la première fois que je t’ai vu rapper. Après, il y a eu le Karnaval Humanitaire. Ça, c’était à Villeurbanne, c’est un festival à côté de Lyon, organisé par l’INSA sous un énorme chapiteau. Il devait y avoir 1500 personnes c’était un vrai délire. On était en co-plateau avec Supa Dupa, un gros groupe de jazz/hip-hop lyonnais. Le dernier c’était la Bellevilloise pour la release party de notre précédent projet « Colors ». C’était un moment épique, quand on est rentrés dans les loges il devait y avoir 100 personnes dans la salle, on s’est dit qu’on avait raté la soirée… Puis, en sortant des loges, salle comble, et c’est parti. J’ai fait tout le concert avec un smile énorme !

Sika : Moi aussi il y avait le Karnaval Humanitaire, cette date était vraiment marrante. Et une date avec Le 77 (groupe de rap belge) à Strasbourg. C’était énorme. Pour moi c’était symbolique, parce que je venais de mieux assimiler le côté live assumé. Et il y en a tellement d’autres…

Ça fait combien de temps que tu fais de la musique Sika Deva ?

Sika Deva : Cela fait un an et demi que je bosse sur mon projet solo. Sinon je suis depuis plusieurs années avec Chromatik, et avant j’étais le backeur de Hi Levelz.

Le projet sort le 24 mai, vous avez prévu quoi pour la sortie de « Brighter » ?

Carl : On organise une grosse release party le 7 juin à la Bellevilloise, on invite tout le monde à venir nous voir haha. Puis, une série de concerts est prévue pendant l’été et un clip bien sûr.

(Choppe ta place : http://bit.ly/2VLCZBR )

Mahaut : Ils vont jouer à l’« En Nord Beat Festival », dans le nord le 6 juillet. C’est un gros festival sur lequel il y a Le 77, Jazzy Bazz, Loud… Avant ils jouent au « No Mad Festival » à Cergy le 15 juin. Il y a le festival K-Cow-Phonies le 27 juillet en Bourgogne. On retourne dans les Alpes mi-aout, et puis à Lyon pour le festival Doua de Jazz en octobre.

 

Chromatik

Quelles sont vos influences, le dernier projet que vous avez écouté récemment ?

Sika Deva : Actuellement j’attends l’album de Di-Meh. J’ai écouté la track de Lord Esperanza « Ola » aussi. Sinon D’Angelo, The Internet, Anderson .Paak et School Boy Q.

Mahaut : Anderson Paak avec son tout dernier album là… En live c’est une très bonne influence. Il a un full band, il met en avant la musicalité, il a des musiciens de malade sur scène. Son dernier projet est harmonieux, il y a du jazz, du soul…

Carl : C’est vrai que c’est le dernier que j’ai vraiment saigné, Anderson .Paak. Après j’écoute les Snarky Puppy. Et via d’autres projets à moi, j’écoute beaucoup de musique funk et d’électro aussi, c’est assez varié en fait.

Si vous pouvez choisir un artiste en vie pour faire un featuring ?

Carl : Anderson Paak ce serait incroyable haha. Il est complet, il a un flow de fou et en même temps il va te chanter des tops lines de fou.

Mahaut : Sur du plus réalisable, un artiste managé par un ami à moi, Chanje. Ça m’intéresserait énormément, parce qu’il n’a pas le même univers, il vient du rap fr mais il a un côté ultra-sensible qui peut être super intéressant musicalement. Yseult aussi, elle a une superbe voix. Là on parle de rencontre musicale et de cercle à créer autour sans aller voir super loin.

Sika Deva : J’aurais dit Kanye à l’ancienne. Ou sinon, un rappeur anglais style Skepta ou Nadia Rose. En rap français, j’aurais dit Swing, ou l’ODC.

Sika Deva, ton prochain projet sort quand du coup ?

Sika Deva : Actuellement on a un projet qui est presque terminé même si on est en train de le développer encore un peu. D’ici l’automne, il devrait sortir.

Vous passez le Cimer à qui ?

Carl : Déjà il y a Mahaut et sa boite Loom, et les membres de sa boite : Vincent Husson et Béa Dufour. Également Simon Marais, Vincent Le Gallic, Jonathan Schupak qui fait des clips, Soda Sound.

Cimer : Ah oui il a travaillé avec Mora Mora !

Carl : Il a fait le clip de Mora Mora, oui. Et puis c’est grâce à lui qu’on a fait le premier son de Chromatik !

Carl : Sinon, je remercie tous les membres : Sika Deva, Hi Levelz, Teddy Toursière à la basse, Sarkis Ricci au clavier qui est maintenant à Berlin, Hugo Pollon le batteur qui est sur l’EP, Maxime Degeuser le saxophoniste, Lucas Degeuser, le trompettiste. Les nouveaux membres, Clément Cliquet le nouveau batteur et Edison Knight qui est au clavier. Mais aussi Prodipe, Clara Grebot, Victor Debordes, Jacquie Degeuser, We Art from Paris, Luc Henry… il y a pas mal de monde avec un groupe d’une telle envergure. Et surtout cimer Cimer!

 

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