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On a bavardé avec le groupe prometteur MORA MORA !

le 19 mars 2019

On a bavardé avec le groupe prometteur MORA MORA !

Le jeune groupe Pop MORA MORA s’est rendu dans nos locaux pour parler de leur premier projet : « The Healer ». Une entrevue inspirante avec des musiciens passionnés !

 

Cover réalisée par : Leah Cold Pictures

Le groupe a débarqué dans l’milieu il y a 10 mois avec le titre « Goldpaint ». Il s’est rapidement fait un nom de par son univers Pop/Folk et ses mélodies touchantes.

Aujourd’hui, la charmante chanteuse Joanne Radao et son acolyte Vincent Charpin ont séduit un large panel d’auditeurs. Et pour cause, leurs musiques sont intenses, réalisées avec amour. Ces 2 amis de longue date se sont investis corps et âme dans la réalisation de ce premier projet débordant d’émotions.

La vie d’artiste implique joie, craintes, passion et ambitions, tant de sujets abordés avec Jojo et Vince.

Alors dites-nous, MORA MORA c’est né comment ?

Jojo : pour te la faire courte, en gros il y a 4 ans j’ai eu un petit accident qui m’a immobilisée une période. À ce moment, avec Vince on bossait déjà sur un projet. On se connait depuis 10 ans. C’était la période où on était en train de créer et d’écrire, donc forcément ça a eu un impact sur ce que l’on était en train de composer et donc 3 ans après on en est là. Et MORA MORA c’est un peu ça, plus ça s’affinait plus on a voulu donner du sens au projet. Mon expérience mon histoire, et ce que Vince en a compris, puis son histoire à lui.

En fait le groupe mêle un petit peu vos 2 histoires ?

Jojo : oui c’est un peu ça, et toutes les personnes qui bossent sur ce projet (parce que c’est plus qu’un groupe) ont été sensibles à ce que l’on était en train de faire.
D’où ça vient MORA MORA ? bah j’suis partie un été au bled, à Madagascar, et c’est marrant tu vois c’était un peu un concours de circonstances… On était en pleine création, j’y suis allée quand je cherchais un nom de groupe. J’reviens, on a cherché ensemble, je lui balance plusieurs expressions et mots malgaches et il me dit « moramora c’est bien ». Il a kiffé le blaze !

Et du coup ça veut dire quoi MORA MORA ?

Jojo : alors c’est une expression du sud qui veut dire « à la cool » « tranquille », c’est un peu comme Hakuna Matata… C’est vraiment ça que ça veut dire haha ! Et tu vois lui il a kiffé le blaze, sans même que je lui explique ce que ça signifiait, et finalement ça correspond bien à ce que l’on fait.

Et vous êtes combien dans le groupe ?

Vince : on est 4 sur les Lives, chacun à sa spécialité, en fonction de ce que l’on a fait avant, de ce que l’on kiff. Mais après on se rejoint artistiquement d’une manière très facile. Et avec Jojo encore plus, tous les 2 on essaye de coordonner nos phases de création.

Vous faites tous vos lives ensemble ?

Jojo : bah sur ce projet c’était notre troisième concert jeudi dernier, on a pas encore trop tourné ensemble. Mais les garçons c’est leur métier à part entière, ils sont musiciens ils sont payés pour ça, ils ont plein de projets à côté qui sont plus anciens, qui fonctionnent bien.

MORA MORA, c’est ton premier projet, ça marque le début de ta carrière d’artiste, tu n’as pas peur ?

Jojo : grave. Si… tu vois je suis en train de ronger mes ongles. Donc …

Vince : c’est pour ça que je suis là, pour que ça se passe bien.

Vous 2 ça fait longtemps, les autres aussi ?

Vince : les autres un peu moins longtemps, mais musicalement et humainement on partage beaucoup de choses c’est de super musiciens, on partage les galères aussi …

D’où vous tirez toutes vos inspirations ?

Jojo : alors, ça dépend de chaque morceau, mais en général c’est Vince et moi. On a truc : une prod ou un piano/voix ou un guitare/voix qui fonctionne, puis on se lance !

Donc Vince, t’es à l’origine des prods du groupe ?

Vince : oui voilà le geek c’est moi, mais après on bosse avec des ingés et tout pour masteriser.

Jojo : la question est difficile parce qu’on travaille vraiment ensemble, ça vient naturellement et on regarde un peu ce que fait l’autre. On est complémentaires, les lignes de voix, les mélodies, on travaille de pair, on communique.

Vous avez un studio pour enregistrer vos sons ?

Vince : c’est chez moi, j’ai une salle de répétition chez mes parents, et chez moi un studio de prod !

Jojo : en 2019 on peut tout faire soi-même quoi ! On est indépendants, tout ce projet est né tout seul, c’est notre temps, notre financement, notre énergie, il n’y a pas eu de label, etc. Avec ma sœur on a monté une boite qui s’appelle « Chapô », c’est une structure pour représenter légalement le projet dès le départ. Mais dans l’idée on kifferait être approchés par des labels.

Le rendu est vachement qualitatif, on adore votre vibe !

Jojo : pour revenir à la question sur les inspirations. C’est plus qu’une inspiration, c’est un mode de travail, une façon de penser. On est très rigoureux, et la qualité c’est primordial tant dans le son que visuellement. Ça nous a valu quelques désaccords au fil du temps, avec différents intervenants. Mais c’est cool que tu dises ça, c’est ce que l’on essaye d’obtenir.

Vous travaillez toujours à côté ?

Jojo : pour moi MORA MORA c’est à 100%, pour Vince c’est à 80% on va dire.

Vince : après moi je joue pour d’autres trucs, j’suis intermittent, je joue pour pas mal d’autres artistes. Mais le groupe de cœur pour lequel je m’investis fois 1000 c’est MORA MORA, c’est vraiment notre projet à nous quoi !

Et toi Jojo, comment tu as appris le chant ?

Jojo : en gros ma miff n’est pas du tout musicienne, même si elle écoute beaucoup de musique. Et tu vois ce qui est marrant c’est que mon grand-père (que je n’ai jamais connu) était prof de piano. Mon père n’avait jamais fait de musique et il avait envie d’inscrire ses filles au conservatoire. Donc j’ai appris la musique d’une manière très classique, puis j’ai rencontré Vince. Ça m’a permis de faire de la musique actuelle, et des choses qui me parlaient plus quoi !

Comment percevez-vous votre musique, votre style ?

Vince : bah après ça a été la création d’un premier EP, ça a été long, il s’est passé plein de choses, il y a eu plein d’histoires. L’EP The Healer sort dans 2 semaines même pas, on t’a ramené un CD d’ailleurs ! L’univers global de la chose c’est la pop, mais le projet est plus un cheminement de plein de choses dans l’immédiat. Et par la suite il y a aura une direction musicale plus franche, ça sautera aux yeux.

Jojo : parce que là quand tu écoutes l’EP ça part dans beaucoup de directions. Le dénominateur commun c’était de faire les musiques les plus touchantes et sensorielles possible. Parfois ça tire plus vers le folk, d’autres fois vers l’électro, parce que comme dit Vince on est passés par beaucoup de phases. On a testé plein de styles, il y a des trucs qu’on a réussi d’autres moins, et aujourd’hui on est plus matures concernant la suite.

Il y a encore des styles que vous aimerez essayer ? Des collabs de prévus ?

Vince : oui il y aura des choses ! Après on n’a rien prévu du tout, mais il y aura des collabs ouais, c’est sûr.

Des collabs dans l’EP ? Il y a combien de morceaux ?

Jojo : non, pas de collabs sur cet EP, il y a 5 morceaux. 2 qui sont déjà sortis et une Live session sur un 3eme titre. C’est notre premier projet officiel !

 

Tous vos textes sont tirés de votre vécu ?

Jojo : oui on va les chercher loin, on travaille pour provoquer des émotions. Tu vois vendredi dernier j’étais en soirée et une pote qui avait écouté notre titre Goldpaint, vient me voir et me dit « Franchement Goldpaint c’est une musique qui me touche, j’ai perdu mon père et ce que tu dis dans la chanson ça me touche, et en fait ce que tu racontes me ruine parce que c’est ce que j’suis en train de vivre au quotidien et c’est une émotion que je n’ai jamais su exprimer, et j’ai l’impression qu’il y a au moins quelqu’un qui me comprend avec cette chanson» . C’est exactement ce que j’ai ressenti quand j’ai eu mon accident et que j’étais en phase de créa. C’est un peu pour ça qu’on fait de la musique, je pense, les émotions.

 

Si on vous donne la possibilité de faire un feat avec un artiste, là maintenant, vous choisissez qui ?

Jojo : mort ou vif ?

Vince : t’allais dire Mac Miller

Jojo : non j’allais dire Bob Marley, dans les rêves on a dit

Cimer : donnez-en 2, comme vous êtes 2

Vince : franchement c’est une question super difficile

Jojo : je sais, Damso, parce que franchement il me touche !

Vince : je comprends pourquoi elle dit ça, mais je ne m’attendais pas du tout à ça !

Jojo : haha, non, mais une collab tu vois, je sais que je peux faire un truc avec Damso alors qu’il y a d’autres artistes que j’adore, mais je me vois moins collaborer avec

Vince : alors moi je vais dire Damian Marley !

Pourquoi l’anglais ?

Jojo : bah la raison c’est que j’ai toujours écouté beaucoup beaucoup d’artistes anglophones, j’aime énormément la chanson française, mais quand vient le moment de faire les choses, c’est toujours de l’anglais. J’ai vécu en France, mais en écoutant, l’accent s’est fait tout seul. D’ailleurs, c’est marrant, la première fois que je suis allée aux États-Unis à New York, je ne comprenais que les Afro-américains parce que j’écoutais que du rap et R&B américains. Et les blancs américains, leur accent était inaudible pour moi …

Vos prochains lives sont prévus pour quand ?

Jojo : on refait une date à Paris, au Hasard Ludique, le 16 mai, on refait une date parce que ça c’est trop bien passé, il y a eu des sollicitations et forcément on surf sur cette vague. Avec Vince on avait fait beaucoup de dates avant, mais pour MORA MORA c’est la première. Et dans l’été on a aussi 5 dates de prévues en France, festivals et événements. Puis il y en a d’autres qui vont arriver aussi, on ne sait pas !

Vous êtes ouverts aux propositions ?

Vince : on accepte, on a signé chez un tourneur, Ovastand, qui a pris le projet en main il y a 4 mois. Ils ont produit le Pop Up et ils vont produire le Hasard Ludique. On est à 3 sur scène pour pouvoir aller dans un maximum de trucs.

Jojo : le but c’est de faire du live là. On a passé 3 ans à faire du Stud donc là on veut du live !

Vous avez prévu des clips prochainement ?

Jojo : oui on a prévu des clips prochainement. On aime bien faire des clips, mais c’est un budget !

Vince : pour « Sweet Beer » on a fait appel à un réal, un pote à moi, Jonathan Schupak, c’était dans le Mercantour on a vu les choses en grand, mais c’était un investissement, on ne fera pas ça à chaque fois …

En ce moment ça charbonne j’imagine ?

Jojo : on ne s’est jamais autant vus. Là j’ai tout lâché pour ça donc on travaille ! Mais ce qui est cool c’est que c’est des bonnes pistes de travail, on sait où on va et aucun jour ne se ressemble. On est dans une phase où ça va. Mais y a des semaines ou rien ne va. Plutôt que des bonnes nouvelles en ce moment !

Vous vous voyez où dans 2 ans ?

Jojo : de la musique toujours, j’aimerai une belle grosse tournée avec un petit We Love Green. Je ne sais pas si je ferai ça toute ma life, mais si on peut au moins se faire une bête de tournée un peu fat !

Petite dernière, vous passez le Cimer à qui ?

Jojo : ah elle est dure, encore plus que celle du featuring.

Vince : ah pour moi c’est simple, mon pote Khiks il m’a toujours soutenu donc …

Jojo : ah moi c’est compliqué… Mais je pense à la sœur de Vince, sans qui on n’aurait jamais fait tout ça ! C’est elle qui m’a filé son numéro pour qu’on joue ensemble. Puis Cimer à vous, c’était cool !

 

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