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On a rencontré le photographe et vidéaste Patxi Arsa !

le 29 avril 2019

Le photographe et réalisateur basque Patxi Arsa (@patxiarsa) s’est rendu dans nos locaux pour nous parler de ses expériences, projets et ambitions ! Une interview des plus riches avec un jeune artiste aux multiples talents.

 

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je m’appelle Patxi Arsa, j’ai 22 ans et je suis photographe et vidéaste en freelance. Et, généralement ce que je fais en vidéo, c’est plutôt tout ce qui touche à la pub, les clips, et personnellement, plutôt du montage, beaucoup d’expérimental, j’ai testé pas mal de choses. Ça ne fait pas très longtemps que je me suis lancé, genre 2 ans. En photographie, je fais principalement du portrait, je suis très inspiré par mes potes et par les gens en général.

Okay, donc tu fais principalement de la photo et de la vidéo ?

C’est ça, de base j’ai une formation de monteur vidéo, j’ai fait un BTS audiovisuel à Biarritz, ou j’ai appris les bases du montage vidéo et après je me suis lancé directement sur Paris.

Tu fais ça depuis longtemps j’imagine ?

Oui, j’ai fait un peu de cinéma au lycée, c’est comme ça que ça a commencé. Mais j’ai toujours eu des projets à côté, de petits courts-métrages, de la photo. J’expérimente plusieurs trucs.

 

Comment tu t’y es pris au départ ?

Pour la photo, ça a commencé au lycée, j’avais pas mal de potes qui en faisaient, et ça m’a encouragé à acheter un appareil. Les premiers mois je ne comprenais absolument rien, et au fur et à mesure, j’ai commencé à assimiler comment ça fonctionnait. J’ai fait toutes mes études et j’ai tout appris sur Biarritz, j’étais très inspiré par les paysages de la côte Basque. Les paysages sont grandioses, on a la mer, les montagnes, c’est vrai que c’est un bonheur pour commencer la photo. Et pour tout ce qui est vidéo, je fais beaucoup de montage, depuis presque 5/6 ans. J’ai toujours aimé ça. Je n’ai jamais fait de la fiction, j’ai pas encore pu m’y essayer. Pour l’instant je fais de l’expérimentation avec ce que j’ai sous la main. Mais j’ai commencé à écrire un premier court-métrage.

Tu prépares aussi des scénarios ?  

Oui, je m’oriente vers le cinéma depuis toujours, et là ça va je commence à accumuler pas mal d’expériences sur des tournages pros. Le cinéma c’est un truc que je veux faire depuis le début, j’aime beaucoup écrire.

À termes, tu aimerais pouvoir faire des longs-métrages ?

Oui, de pouvoir en faire quelques-uns et après peut-être d’autres choses, je sais que c’est assez ambitieux !

Tu bosses avec quel matériel en ce moment ?

Pour le moment, je bosse avec mon boitier, c’est un Sony A7R, plus pour la photo à la base, mais il se démerde pas mal en vidéo. Mais je sais que quand on est sur des clips, ou des trucs institutionnels, on est sur des caméras cinémas, et pour du soft, sur du Sony. Moi, je suis très Sony, j’avais commencé avec Nikon au début pour la photographie. Après, je peux faire ce que tu veux avec n’importe quel boitier, mais juste pour une question d’ergonomie je préfère Sony.

 

Tu fais aussi des clips pour des artistes ?

Alors, ça m’est arrivé mais plus pour des potes, et c’est vraiment quelque chose que j’aimerai faire plus tard, ou même maintenant, si on me propose tu vois je le fais ! Mais ouais, tout ce qui est clip vidéo ou on peut mettre un peu d’histoire dedans, créer un univers, je suis partant.

Actuellement tu fais ça à temps plein, à ton compte ?

Oui, enfin, je fais ça à mon compte mais je n’ai pas encore énormément de monde qui vient me voir. Côté projets pros je me souviens avoir commencé en montant des vidéos de cours de Pilates et en ce moment je travaille pour Petit Biscuit, je monte les vidéos de ses aventures en voyage, donc une toute autre ambiance !

Tu gères l’editing de ses vidéos j’ai cru voir ?

C’est ça, je fais tout le montage, la post-prod. On bosse à trois, avec son photographe Jonathan Bertin, et Baptiste Cornu, son vidéaste. Les 2 m’envoient les photos et les vidéos, et moi je récupère le tout sur Paris et je m’occupe du montage vidéo.

Tu utilises quels logiciels en général pour l’editing ?

Moi je suis sur Premiere Pro, et récemment, comme je suis sur la production d’un court-métrage ciné, on est passés sur Resolve.

Actuellement tu fais un court-métrage à titre personnel ?

En fait, j’aide un pote qui est réalisateur. C’est son 2ème court-métrage cinéma, je lui ai filé un coup de main. J’ai fait photographe plateau sur le tournage, et finalement, je gère aussi le montage. C’est tout récent, on a tourné au début du mois d’avril.

Est-ce que tu arrives à vivre de ta passion ?

Alors non, et puis vivre sur Paris n’aide pas. Après je viens de me lancer, donc ça commence. Je ne peux pas encore en vivre mais si ça continue d’ici 1 an ça peut déjà donner quelque chose.

 

Patxi Arsa

Il y a d’autres artistes qui sont venus vers toi ?

J’avais un duo de potes qui faisait de la folk quand j’étais sur Biarritz, c’était mon premier contrat avec un artiste. Ensuite j’ai enchainé sur pas mal de petits projets de pubs, puis Petit Biscuit est arrivé il y a 3 mois. J’attends les prochains !

À côté tu développes tes premiers projets persos ?

Oui, il y a quelques jours j’ai sorti un petit court-métrage, « CACTUS » une rétrospective de l’année 2018. Enfin, un court-métrage, c’est surtout une vidéo expérimentale. En gros, chaque année depuis 3 ans, je mets tout ce que j’ai filmé dans l’année dans mon logiciel de montage, et je fais un court-métrage à partir de ça. Du coup c’est des rushs qui sont bruts, vivants, c’est la vie de tous les jours. Et au montage j’écris une histoire : je fais tout à l’envers, pendant le montage j’écris l’histoire avec ce que j’ai. Cette rétrospective est la dernière, une sorte de trilogie. J’ai conclu le truc, je voulais pas que ce soit redondant.

 

Donc en ce moment tu réalises différents courts-métrages ?

Eh bien j’écris, voilà. Et on verra !

C’est quoi tes références dans le milieu du cinéma ?

Tout ce qui est un peu perché et qui a une esthétique bien forte. J’aime bien les dimensions irréelles, presque oniriques, les trucs un peu planants ou contemplatifs. Je suis très inspiré par mes potes. J’ai plein de potes dans le milieu, c’est un peu la fête, on tente plein de trucs. Il y avait vraiment une période ou je regardais beaucoup de films, mais j’ai un peu stoppé ces derniers temps il faut que je m’y remette !

Tu peux nous en dire plus sur l’un de tes courts-métrages ?

En fait, je suis en train de faire le pilote d’une série que j’ai écrite. C’est l’histoire d’un date qui tourne à la catastrophe, dans une ambiance un peu trash, humour noir. Des situations alambiquées qui n’arriveraient pas dans la vraie vie. Et le but c’est d’en faire une série, avec des épisodes de 5 à 10 minutes. J’écris déjà le pilote, et on verra pour la suite.

Tu penses pouvoir lancer ça quand ?

Normalement à la fin de l’été on aura le scénario, on aura peut-être déjà constitué l’équipe. J’aimerais bien tourner ça à la fin de l’année, genre en décembre. Donc pour le lancement, il va falloir patienter jusqu’à au moins l’année prochaine !

Musicalement tu écoutes quoi en général ?

Beaucoup de musiques électroniques, après tout le délire Synthwave, Retrowave etc… Tu sais les musiques au synthétiseur des années 80, même la Dream pop, j’aime bien les mélodies mélancoliques. Et après beaucoup de Rock, c’est 2 opposés mais j’aime bien dans des œuvres, quand il y a des trucs très calmes et d’un coup tu te prends une gifle en entendant du Rock.

Tu retournes souvent à Biarritz ?

En ce moment non, les trajets sont assez couteux depuis Paris …

C’est quoi ton plus grand rêve en tant qu’artiste ?

J’aimerais énormément faire un film d’animation. Ce sera un passage obligé. J’ai l’esthétique en tête, il ne manque plus que l’histoire, que j’écris dans ma tête depuis la fin de mes études. Ce serait un peu style cartoon des années 30 en noir et blanc. J’ai quelques potes illustrateurs qui m’aident un peu. Je pense qu’on fera peut-être d’ici quelques années un court-métrage, un premier jet avant de l’étendre sur un film. Ce serait adapté d’un bouquin de photo que j’ai réalisé et qui s’appelle « Weirdoland »

C’est quoi le projet dont tu es le plus fier pour l’instant ?

Celui qui est sorti il y a quelques jours justement, « CACTUS », parce qu’il parle de ma meilleure amie, je l’adore et la façon dont je dresse son portrait me plait énormément. La plupart des projets que j’ai faits parlent de mon entourage, de moi … Pour l’instant tout ce que j’ai fait en vidéo c’était des témoignages de la vie quotidienne, sans mise en scène. Je trouve ça intéressant de traiter des images naturelles. C’est très drôle parce qu’on a fait une projection il y a 3 jours de ce film. J’ai demandé à des amis d’inviter des potes à eux qui ne me connaissaient pas du tout. Et ils étaient émus, ils ont ressenti la proximité que j’ai avec mes potes alors qu’à la base je ne les connais pas du tout, et ça fait forcément plaisir.

Tu aimerais t’essayer à des styles plus fantaisistes, moins réalistes ?

Oui c’est pour ça que je me lance dans les courts-métrages. C’est pour pouvoir justement explorer des choses qui n’ont rien à voir !

Cimer!