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On a discuté avec l’illustratrice Leona Rose !

le 4 avril 2018

Jeune française, la belle Leona Rose est une artiste qui a été formée aux Beaux Arts de Paris. La créative a un univers très acidulé et très coloré… On a eu la chance de s’entretenir avec elle, présentation !

C’est quoi ton parcours ?

A la base j’ai fais une école de commerce, dans le sud de la France, mon objectif était de travailler dans l’immobilier, et d’ouvrir à terme ma propre agence.
Je suis arrivée à Paris il y a 7 ans, j’ai commencé à travailler dans ce domaine, et puis j’ai suivi des cours du soir à l’école des Beaux Arts de Paris, en parallèle de mon travail à l’époque, plus comme un hobbie.
J’ai mené les deux de front pendant un an et demi, puis j’ai décidé de me lancer, de tout lâcher et de me consacrer a 100% à ma passion, le dessin.

Quand as-tu commencé l’illustration ?

Je dessine depuis que je suis toute petite, mais j’ai arrêté pendant super longtemps, j’ai recommencé à dessiner il y a 3 ans.

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de l’illustration ?

Une amie à moi était enceinte, elle m’a demandé des illustrations pour la déco de la chambre du futur bébé, une petite fille.

Ça représente quoi le dessin dans ta vie ?

C’est toute ma vie, c’est ma passion ! Quand je dessine j’oublie tout, je ne vois pas le temps passer, ça me permet de m’évader, mais aussi de faire de supers rencontres, de voyager.

 

Qu’est ce que tu attends de ça ?

Faire le tour du monde pour peindre dans des ONG et orphelinats, partager tout ça avec des enfants qui n’ont pas cette chance, leur apporter un peu de couleur et de soleil !

Tu bossais dans l’immobilier avant ça. On sait que ce n’est jamais facile pour un artiste de faire la transition entre “sa vie normale” et “sa vie d’artiste” comment s’est faite et passée la transition pour toi ?

J’ai mené les deux de front pendant 1 an et demi, à un moment donné je me suis dis qu’il fallait que j’arrête d’avoir peur, et qu’il était temps de me lancer, il fallait que j’essaie ! C’était vital pour moi.

Comment ça se passe quand on est une jeune rookie ? Comment on communique ?

Instagram c’est super pratique, j’aime bien partager mes voyages, mes « work in progress » pour montrer un peu l’envers du décor, pas seulement la réalisation une fois finie.

Comment se faire connaître ?

Au début j’avais commencé par exposer dans le bar d’un pote, dans le Marais, qui s’appelle le Wood. Petit à petit, les choses se font, les gens parlent, pour moi ça a été les recommandations et le bouche à oreille…

Quelles sont les galères que tu as pu rencontrer ?

Au début c’est dur, on ne te donne pas forcément ta chance, on te demande des références, un book bien étoffé… alors que je n’avais que 10 dessins… en format papier… Et en noir et blanc à l’époque ! Je ne faisais pas encore de couleur !

C’est compliqué d’être une femme dans le milieu l’Art ?

Pas forcément, il y a de la place pour tout le monde, chacun son univers et son style !

Visuellement, c’est quoi tes références ?

J’aime tout ce qui est coloré, végétal, floral, les destinations au soleil !

T’es inspirée par d’autres arts ?

Matisse et Klimt. J’avais aussi suivi des cours de théâtre au cours Florent, ça aide à lâcher prise et ça influe sur l’inspiration, la créativité.

Comment tu définirais ton univers et ton style ?

Coloré, gai, plein de vie !

 

Quels sont les messages que tu souhaites faire passer aux gens ?

Qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer, de suivre ses rêves, et qu’il est aussi super important de partager tout ça et de penser à ceux qui n’ont pas cette chance.

Tu te souviens de ta première expo ?

Tu te souviens de ta première expo?  Euh… mon premier solo show c’était il y a un mois à la Slow Galerie ! Beaucoup de travail, j’ai bossé dessus pendant 6 mois. J’ai décidé de revisiter l’histoire de l’art et ses classiques, avec un œil décalé, drôle, parfois un peu provocateur, toujours coloré. La semaine d’avant l’accrochage, j’étais un peu stressée, je ne savais pas comment elle allait être accueillie…. Au final c’était une super expérience.

 

La fresque fait maintenant partie intégrante de ton travail. Il me semble que tu as fait ta première à Marrakech, comment ça s’est mis en place ?

Je cherchais un mur à peindre, j’étais avec une pote, elle m’a dit viens peindre un mur à la maison ! Et bim, ça s’est fait comme ça. Puis ça s’est enchainé. Le mur est un support que j’adore, c’est hyper captivant et relaxant.

Comment tu as vécu le fait de passer du papier au mur ?

Au début, super dur de garder les proportions, la sensation n’est pas la même, les techniques utilisées non plus… Cela me prenait beaucoup plus de temps. Puis, petit à petit, j’ai commencé à faire des fresques de plus en plus grandes… Cette année je rêve de ma première façade !

Comment t’es venue cette envie de faire des fresques ?

Je suis passionnée de déco, de lieux inspirants, et j’aime intégrer mes créations dans un univers, un lieu qui existent déjà, et les faire cohabiter.

Comment bosses-tu sur tes fresques, quelles sont les étapes de ta création ?

Au début, je fais les tracés au crayon (souvent, pas toujours), ensuite les contours, puis les remplissages, et enfin les détails pour finir.

On en avait déjà discuté, la musique a une place importante dans ton processus de création, quels sont les sons que t’aimes écouter lorsque tu dessines ?

Mahalia, Masego, du jazz, parfois je refais les années 2000, je mélange tout, ça dépend du travail que je suis entrain de faire et de l’humeur !

Quels sont les outils que tu utilises ?

J’aime bien mixer des techniques,. Pour les illustrations papier des feutres, Posca principalement, crayons de couleurs, gouache et aquarelle depuis peu,  sinon tablette graphique (IPAD PRO). Pour les fresques, des bombes Montana 94, Posca toujours, peinture acrylique…

Les animaux et la nature font parties intégrantes de tes oeuvres, pourquoi ? Qu’est ce que ça représente pour toi ?

Ils ont un coté naïf, de belles couleurs, parfois je m’amuse à les looker un peu et les humaniser.

Tu fais beaucoup de voyages durant lesquels tu travailles avec des associations humanitaires ou encore des hôpitaux, comment se font ces connexions ?

Je choisis une destination, ensuite je regarde sur internet les organismes, orphelinats sur place, et je les contacte, je leur envoie des mails. Lorsque j’ai une réponse, je prends mes billets et je décolle ! Je passe quelques jours avec les enfants, on fait une fresque participative, puis ensuite je pars découvrir le pays.

 

Comment est accueilli ton travail par les populations ?

Ils sont super réceptifs, et ravis, ils s’entraident pas mal aussi.

Il y a une fresque qui t’a particulièrement marqué ?

Celle que j’ai faite au Riad Yasmine à Marrakech, j’ai adoré l’endroit la première fois que j’y suis entrée, par hasard, je ne savais pas que j’allais y réaliser une fresque… Depuis ce sont devenus des amis.

C’est quoi les projets pour la suite de l’année ?

J’ai un nouveau projet avec Club Med actuellement, des fresques, et j’espère bientôt un voyage à cuba !

Si on a envie de voir ton travail, où est ce que l’on peut le trouver ?

Sur mon Instagram Leona rose, mon site internet ou bien aussi la Slow Galerie !

À qui souhaites-tu passer le Cimer ?

À tous ceux qui ont cru en moi, et qui m’encouragent au quotidien !

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