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On a discuté avec James BKS de son titre MaWakanda !

le 23 avril 2019

On a discuté avec l’artiste et producteur James BKS pour la sortie de « MaWakanda ». Un second single rythmé aux couleurs de l’Afrique, en collaboration avec le rappeur anglais Ebenezer et le chanteur américain Reo Cragun. 

Ça ne vous a pas échappé, « MaWakanda » est une ode à la culture africaine. James s’est imprégné de ses racines camerounaises pour produire ce titre. Ainsi, il mélange percussions africaines et mélodies pop urbaines pour un résultat « Afro-futuriste » dansant et enivrant !

 

James BKS

Salut James, actuellement tu vis entre Londres et Paris c’est bien ça ?

Bonjour à l’équipe de Cimer ! Je vis en région parisienne actuellement mais je suis amené à effectuer des allers-retours fréquemment vers Londres depuis ma signature chez 7Wallace.

Tu composes depuis combien de temps ? Et qu’est-ce qui t’a poussé à commencer ?

J’ai débuté en 2005 en parallèle de mes études en Audio-Recording mais on va dire que les choses se sont accélérées en 2007. La composition était une passion. C’est à la Fac aux États-Unis que j’ai rencontré plusieurs personnes (qui sont devenus des amis proches depuis), ils m’ont poussé et encouragé à prendre ma fibre artistique au sérieux. Après avoir travaillé avec quelques artistes locaux de la région de Washington D.C., mes compositions sont arrivées aux oreilles d’Akon, ce qui m’a valu d’intégrer dans la foulée son label Konvict Muzik, déménager à Atlanta et faire mes premières armes dans la cour des grands.

Tu fais de la musique à temps plein ? As-tu d’autres projets en parallèle ? 

J’ai la chance de vivre de ma passion depuis une dizaine d’années maintenant. Évoluer dans cette industrie n’est pas sans rebondissement, mais c’est paradoxalement depuis que je suis indépendant, après un passage en maison de disques que les choses sont beaucoup moins floues. Il n’y a plus de réel intermédiaire entre les projets artistiques sur lesquels je travaille et moi-même. J’ai monté avec ma compagne Grown kid, une maison créative à travers laquelle je compose pour le cinéma, la télé et la pub. Cette structure m’a permis de m’éduquer sur le business et devenir financièrement indépendant. En plus des projets divers dans la musique, j’ai l’opportunité de développer mes propres projets artistiques sans pression ni cahier des charges fourni ou imposé par les majors. Être propriétaire de ses créations et pouvoir contrôler sa carrière n’a pas de prix.

Quelles sont tes sources d’inspirations au quotidien ?  

Il y a quelques années, le destin m’a réuni avec mon père biologique qui se trouve être un artiste africain mondialement connu et respecté. Ces retrouvailles sont arrivées à un moment dans ma carrière où j’étais en quête identitaire, aussi bien musicalement que psychologiquement. J’ai beaucoup composé pour les autres et je suis arrivé à un point où je m’égarais musicalement en voulant toujours plaire et compromettre ma musique pour qu’elle réponde aux codes de ce qui est dans les charts et joué à la radio. Il m’a fait découvrir une musique et des rythmes que je n’avais jamais entendus auparavant. Je me suis nourri de tout cela pour créer quelque chose qui fait écho à ce que je suis.

« MaWakanda » c’est ton 2 ème titre ? On imagine que tout va s’accélérer maintenant !

« Mawakanda » est la continuité de « Kwele ».  À travers ce titre, j’invite les gens à découvrir une partie de moi, de mes réflexions, ainsi que mon parcours identitaire qui me lie à ces trois continents que sont l’Europe, les États-Unis et l’Afrique.  Tout s’accélère maintenant oui. Je me suis trouvé artistiquement et mon but n’est plus de travailler avec untel ou untel, mais plutôt de laisser une empreinte musicale différente de tout ce qui se fait à côté.

Qu’est-ce qui a changé depuis ta signature chez 7Wallace ? Tu as prévu des collabs avec d’autres artistes du label ? 

La signature avec 7Wallace est arrivée au moment même où je m’apprêtais à sortir mon premier titre « Kwele ». J’ai fait la rencontre avec Idris Elba qui est devenu plus qu’un simple partenaire professionnel. « Kwele » était bouclé et prêt à être lancé lorsqu’il est tombé dessus par l’intermédiaire d’un ami commun. Il a souhaité me rencontrer et en savoir plus, pour finalement m’épauler sur la sortie et développer une collab professionnelle sur le long terme. Nous sommes devenus proches depuis, il me conseille et m’épaule sur mes choix artistiques. En plus d’être un formidable partenaire, sa manière d’être et d’agir force le respect.

On a écouté MaWakanda, on sent clairement les influences afros, de quoi parle le morceau exactement ?

En surface, Mawakanda est le nom que j’ai donné à une femme indépendante et forte que les deux interprètes courtisent. J’ai choisi de nommer la femme « Mawakanda » pour faire référence au film Black Panther et son monde fictif « Wakanda ».

Quel message essayes-tu de faire passer à travers ta musique ? 

J’encourage « Ma’wakanda », plus globalement l’Afrique et son peuple, à être tournée vers son avenir, son héritage, sa culture et ses traditions.

Il y a d’autres styles musicaux, d’autres influences auxquels tu aimerais t’essayer ? 

« Mawakanda » et « Kwele » sont deux titres qui reflètent parfaitement l’ambiance que j’amène sur mon projet. Et bien qu’il y ait plusieurs courants musicaux qui s’entremêlent, les percussions et rythmes africains sont très souvent au cœur de mes morceaux.

Comment s’est faite la collaboration avec Ebenezer et Reo Cragun ? Vous vous êtes rencontrés ou tout s’est fait à distance ?

Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer Ebenezer ou Reo Cragun, mais ça ne devrait pas tarder. Tout s’est fait à distance, mais ça a été formidablement orchestré par mon associée Cécilia qui a coordonné les échanges.

On imagine que tu as un projet en préparation, EP, album ou mixtape ? 

Oui, je boucle actuellement un album. Je ne sais pas encore quel format sera le mieux adapté mais je suis sur la fin du process et j’ai très hâte de faire découvrir le 3ème extrait !

Tu as prévu quelques clips à l’occasion ? 

Nous travaillons actuellement sur plusieurs concepts de clip. Rien de figé, nous avons eu de très bons retours sur le clip de Kwele et visuellement on va essayer de faire aussi bien si ce n’est mieux.

On aura une chance de te voir en France pour un live ? 

En parallèle à l’élaboration des clips, nous travaillons avec 7Wallace sur des performances live. Ça doit être cohérent donc le tout prend le temps qu’il faut pour voir le jour.

Pour finir, à qui passes-tu le Cimer ?

Je tiens avant tout à remercier Cimer de m’avoir accordé cette interview. Je passe un Cimer à Cécilia, Idris et l’ensemble de 7Wallace !

 

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