MENU

Suivez-nous

Miléna Delorme : la spécialiste des portraits d’artistes !

le 8 avril 2019

Miléna Delorme : la spécialiste des portraits d’artistes !

On a discuté avec la photographe bordelaise Miléna Delorme (@milenadelorme). Spécialiste des portraits, elle a déjà shooté pour Angèle, Lomepal, Roméo Elvis et bien d’autres … !

 

Milena Delorme

 

Le photographe bordelais Louis Maniquet, et maintenant Miléna Delorme ! Décidément, Bordeaux héberge de nombreux talents. En consultant nos demandes d’articles on est tombés sur le profil de cette dernière, et ses portraits nous ont vite séduits.

En effet, elle a un don pour immortaliser les expressions du visage et les émotions qui en découlent. Ses photos sont vivantes, retracent le vécu d’un moment avec exactitude. Les couleurs et les teintes choisies varient en fonction du modèle et de l’ambiance qui s’en dégage. Elle s’adapte et ses clichés font ressortir la personnalité de chaque artiste.

Pour en apprendre plus à son sujet, on a décidé de l’interviewer. Photographes amateurs ou confirmés, artistes et simples curieux, cette interview peut vous intéresser !

 

Milena Delorme

 

Hello Miléna, tu peux te présenter rapidement ?

Miléna Delorme, j’ai 29 ans, j’habite à bordeaux depuis 11 ans, c’est ma ville de cœur. C’est avec elle que j’évolue au quotidien et surtout grâce aux rencontres faites dans cette ville que j’aiguise mon œil et que la photographie devient de plus en plus importante dans ma vie. À côté de ça, j’ai bossé chez Apple.

Tu fais de la photo depuis longtemps ? Tu as commencé comment ?

J’ai commencé la photo en 2015, au début à mes heures perdues, je photographiais mes amies, mes soirées, ce que j’avais sous la main. Puis, le webzine pour lequel j’écris : Le Type, a eu besoin de report photo lors de concerts, événements … c’est comme ça que j’ai découvert la photo de concert. C’était pour Breakbot en mars 2016.

Quels sont les plus grands freins que tu as rencontrés ?

L’apprentissage en autodidacte. Au début, j’ai fait les choses instinctivement. Je connaissais peu mon matériel et ses capacités. Je suis resté très longtemps en automatique pour me familiariser avec les réglages. Puis, il a fallu pallier à mes lacunes, car je commençais à faire de plus en plus de photo. Du coup, je me suis entouré, j’ai demandé de l’aide, j’ai passé des nuits sur des tutos YouTube, et encore aujourd’hui je suis en perpétuelle découverte. Photographier un artiste sur scène, dans une salle de concert, c’est toujours compliqué. On ne sait jamais vraiment quelle lumière va tomber, à quel moment. C’est un énorme frein, et c’est très frustrant. Mais avec le temps, on apprend, on s’adapte et surtout l’œil s’habitue. Maintenant, je n’ai plus peur de photographier dans la pénombre. Et j’ai appris à dompter les jeux de lumière. Sur 10 photos j’en ai 5 de biens, contre 0 y’a 3 ans haha.

 

Milena Delorme

2 choses que tu aurais aimé que l’on t’apprenne lorsque tu as commencé ?

La post production. J’ai mis du temps à comprendre son utilité. J’aimais le côté spontané de mes photos. Sans retouche, sans cadrage. En vrai, c’était juste une façon de cacher que je n’y connaissais rien ! Rebelote, j’ai demandé de l’aide et j’ai saigné les tutos YouTube ! La deuxième c’est toujours créditer ses photos, et apprendre la valeur de son travail. Il est extrêmement compliqué d’apprendre à évaluer et monétiser son travail.

Qu’est-ce qui te fait kiffer dans la photographie ?

L’émotion. Capturer une émotion. La figer dans le temps. Puis j’adore ce côté solitaire qu’il y a dans l’acte de photographier. Pour ma part c’est le moment où je suis en crash barrière (c.-à-d. : l’endroit entre la scène et le public). L’artiste que j’aime est sur scène, chacun dans son élément, j’ai l’œil plissé, visé et concentré, je suis seule avec moi-même, la musique et mes boitiers. C’est ma drogue.

 

Milena Delorme

 

Tu es très portée sur les portraits, tu as travaillé avec quels artistes jusqu’ici ?

 Effectivement, le portrait est ma touche. Même en festival/concert je ne peux pas m’empêcher de photographier les visages. J’ai photographié Angèle (tous ceux qui me connaissent me font la même blague : Angèle qui ?) L’Impératrice, Roméo Elvis, Orelsan, Lomepal, Vladimir Cauchemar, Therapie Taxi… c’est souvent en fonction des festivals et des concerts dans ma ville. Angèle c’est un peu plus particulier pour moi car elle m’a invitée à Nice pour la photographier depuis la scène. Et plus récemment lors de ces deux dates à l‘Olympia. J’étais la seule photographe et j’ai pu photographier tout le concert. Un putain de rêve !

Un style auquel tu aimerais t’essayer ?

J’aimerais bien ajouter à mon arc la flèche photographe de voyage/animalier. J’ai toujours adoré les paysages et les ailleurs. Puis surtout, ça me permettrait de photographier autre chose que mes chiens.

Tu vis de la photo ou c’est un loisir ?

C’est un demi-loisir. Je suis en autoentrepreneur, mais je ne veux pas de pression. Pour le coup, j’assume ce côté très nonchalant et surement capricieux. Je ne shoot que ce que je veux, ce qui me motive et me fais vibrer. J’essaie de rester le plus libre possible.

Ton plus grand rêve en tant que photographe ?

Suivre un artiste du studio à la scène et de sortir un bouquin d’image. Bon, j’ai mes photos qui ont été publiées dans Télérama, c’est déjà un bon début. Puis, pour être honnête, j’ai déjà vendu quelques-unes de mes photos. Et juste réaliser que des gens ont mon travail accroché à leurs murs, ça me fout des frissons. C’est déjà un rêve.

Cimer!

 

Milena Delorme