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Dans l’objectif haut en couleur de Melina Panos !

le 29 juillet 2019

Si tu trouves que ton feed Insta est fade et qu’il manque de couleurs, fonce découvrir Melina Panos (@melina.panos), une photographe créative au talent fou ! Son style et son originalité donnent vie à des clichés fantastiques et nuancés. On a pu discuter avec cette photographe d’exception !

La photographie est un monde complexe, on voit de plus en plus de photographes se lancer sur Instagram, mais seulement quelques perles rares arrivent à sortir du lot. Melina Panos en fait partie, pour en arriver là elle est passée par différentes étapes qu’elle nous livre dans cette interview !

Melina Panos

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Melina Panayotopoulos de mon vrai nom, 23 ans et banlieusarde confirmée, et accessoirement ex-étudiante en architecture

Depuis quand tu fais de la photo ? Comment t’est venue cette passion ? 

Je fais de la photo depuis plus de 8 ans, j’ai commencé au collège comme beaucoup de gens avec les photos de vacances familiales et en arrivant au lycée je faisais les photos des différents événements (carnaval, danse, tournois de sport etc) et doucement et surement j’ai glissé vers de la photo de portrait jusqu’à aujourd’hui.  

Sur ton site on peut voir « not a photographer ». Tu photographies pour ton plaisir et par passion, tu ne comptes pas en faire ton métier ? 

Ahah vous avez été vifs à ce que je vois, en fait j’ai pas envie de me définir comme « photographe » parce que dans un 1er temps je me sens pas hyper légitime étant donné que j’ai pas fait les études pour. La 2ème raison, c’est qu’à l’heure d’instagram je trouve qu’on à la main assez lourde sur les titres plus ou moins fallacieux. Je vois un peu trop souvent des gens se définir par des professions artistiques dont ils sont encore loin.
J’ai pas l’intention d’en faire mon métier parce que j’ai peur que ça tue la passion que j’ai pour la photographie, j’ai peur que l’aspect mercantile, la paperasse, les obligations qui vont avec engloutissent la partie fun & créative.

Qu’est-ce que tu fais dans la vie hors de la photo ? 

Alors comme je le disais plus tôt jusqu’à la fin du 1er semestre de cette année j’étais encore étudiante en architecture et là je m’apprête à reprendre en « architecture d’intérieur et design » à l’école Camondo.

Ton feed est diversifié et super créatif ! D’où est-ce que tu chopes ton inspiration ? 

Déjà : merci beaucoup, j’aime pas répondre à cette question parce que ça veut dire qu’il faut que j’essaye d’expliquer à autrui comment mon cerveau fonctionne et même moi je ne le comprends pas hyper bien. Mais du coup mon inspiration, elle peut venir de n’importe quoi à n’importe quel moment. Ça peut être juste une palette de couleur, une tenue, un thème qui suit un peu le calendrier (vacances, Noël, saint valentin, Halloween…), un truc que j’ai vaguement vu dans un rêve, un makeup etc, j’ai juste besoin d’un point de départ et tout se brode autour. Généralement les moments ou j’ai le plus d’idées c’est le soir/la nuit, c’est là que je sors 200 blocs-notes, croquis, et moodboards sur pinterest. 

Melina Panos

Tu as dénoncé la politique injuste et fatigante des algorithmes d’Instagram. Comment fais-tu pour la contourner ? 


Le sujet qui fâche… Je suis pas magicienne donc j’ai pas trouvé de solution, j’ai juste décidé de lâcher prise sur les nombres de likes, de followers et que sais-je. Je sais qu’il existe quelques moyens de type : inciter les gens à commenter ton post dans les premières minutes après sa publication, faire le plus de stories interactives possible, être très régulier dans ses publications. J’essaye d’être régulière mais plus pour moi que pour les algorithmes mais faire de l’animation dans mes stories c’est un truc que j’ai clairement arrêté et j’ai aucune envie de forcer la main aux gens qui me suivent en leur disant d’aller commenter. 

Avec quel appareil tu shoots ? 

Ma bête c’est un Sony alpha 77 qui a quelques kilomètres au compteur maintenant et qui est toujours accompagné d’un classique 50mm f1.8, d’un 35mm f1.4 acheté récemment dont j’abuse et d’un 18-35mm qui est le crackhead de mon matos photo mais que j’adore parce qu’il déforme les lignes. 

Où et avec rêverais-tu de faire un shooting ?

Mon lieu de shoot de rêve c’est la salle de réunion du siège du PCF qui a été dessiné par Oscar Niemeyer (déformation professionnelle oblige) mais j’ai pas de modèle star avec qui j’aimerai bosser. Mon plus grand plaisir c’est de bosser avec une équipe où la vibe humaine ET la vibe créative sont bonnes, tout le monde à des idées, tout le monde est motivé. Après dans le genre « inaccessible » bosser pour Castelbajac ou travailler avec des gens comme Jean Paul Goude ou Pierre&Gilles, mais ça c’est vraiment dans l’hypothèse où je deviens hyper douée et connue ahah. 

À chaque shooting les décors sont préparés par tes soins et dans le même studio ? 

Pour tous les shootings en intérieur c’est toujours dans mon studio, mais j’en profite pour rassurer les photographes débutants qui n’ont pas les moyens : c’est le garage de mes parents qui me sert de studio, le poste de travail de la maquilleuse c’est le congélo familial et ça sent vaguement l’échalote et l’humidité. Tous les décors sont imaginés par mon petit cerveau et quand il s’agit de les monter c’est parfois seule, et parfois avec l’aide de mon meilleur pote, de ma meuf, de mon père, ça dépend de qui j’ai sous la main et de ce qu’il y a faire. 

Ton talent s’exprime à travers les modèles et les couleurs qui donnent vie aux clichés. Comment fais-tu tes editings ? 

Je vais briser le cœur d’une partie des étudiants en photographie qui me suivent mais je suis team Photoshop depuis toujours. Généralement je touche à la saturation, la lumière et les bleus de la photo en revanche je suis pour retoucher le moins possible mes images. Il faut qu’elle soit les plus parfaites possible à la sortie du boîtier, si tu passes trop de temps sur Photoshop c’est pas bon signe concernant ton travail en photographie (sauf si ta spécialité c’est le montage évidemment). 

Tu travailles pour des marques ? 

Ça m’arrive, mais mon but premier n’étant pas de faire de l’argent c’est pas ce que je cherche en priorité surtout que lorsque ça m’arrive on me débauche parce que j’ai un appareil mais on ne va pas me choisir pour ma direction artistique. J’ai un projet avec une marque plutôt cool dans les tuyaux mais ça prend un peu de temps, j’espère qu’il pourra voir le jour à la rentrée parce que je serai probablement plus libre en termes de direction artistique. 

Aimes-tu aussi prendre des paysages ou tu es vraiment focus sur les portraits ?

J’ai vraiment aucun amour pour la photo de paysage, que ce soit à faire ou à regarder c’est vraiment pas mon truc. J’aime bien les portraits mais pas forcement que pour le côté humain du truc, ça donne un sujet complètement différent à appréhender à chaque fois.

À qui veux-tu passer le Cimer ?

Je veux passer le Cimer à Péné que j’ai rencontrée il y a quelques mois. C’est une makeup artist hyper talentueuse, giga motivée et travailleuse pour qui j’ai beaucoup de love parce qu’en plus de tout ça c’est un humain formidable et ce genre de configuration c’est plutôt rare dans les milieux artistiques. @saintepenny pour la trouver et la booker !