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GIRLS CAN DJ – Jeune Pouce !

le 9 décembre 2019

Au détour de l’une de nos soirées, on a rencontré Jeune Pouce, djette de 23 ans.

Bonjour, est ce que tu peux te présenter ? Nous expliquer un petit peu ton parcours ?

Je suis née en Auvergne, à Montluçon, dans une toute petite ville où il n’y a pas grand chose ni grand monde. J’ai ensuite déménagé dans une autre petite ville, à Le Mans où je passe mon bac. J’ai ensuite voulu déménager à Paris pour passer un DUT GEA (tout ce qui relatif à la gestion de l’entreprise, sa comptabilité, marketing, ressources humaines etc). De l’autre côté, j’ai toujours voulu faire du son. J’ai commencé il y a un an et demi, donc il n’y a pas très longtemps finalement.

Pourquoi ce nom de scène ?

Un jour, en cours de DUT le prof nous a demandé de rechercher ce que voulait dire notre nom. J’ai donc découvert que l’étymologie du prénom Chloé c’est “Jeune pousse”, dans le sens la fleur qui pousse. Sur Instagram, le pseudo était déjà pris, du coup j’ai opté pour le jeu de mot “Jeune Pouce”. J’aime bien ce surnom, ça souligne mon côté un peu bizarre, et ce surnom qui au final ne veut rien dire me correspond bien, on dirait un peu les surnoms indiens du type “Petit soleil levant” (rires).

Cimer X The Get Down – Mickael Fidjili

Quand tu dis que tout as “tout le temps voulu en faire”, c’est à dire que cette envie ne t’est pas venue du jour au lendemain? Est ce qu’elle a germé à un moment précis dans ta vie?

Déjà au lycée j’avais cette envie de mixer mais j’avais malheureusement pas assez d’argent pour m’acheter le matériel, j’avais des logiciels comme Virtual Dj mais impossible d’apprendre avec ça, je faisais des trucs qui n’avaient pas de sens…

Quand j’ai commencé à travailler je me suis décidée à investir dans une table de DJ et commencer à apprendre toute seule, parce que personne ne voulait m’apprendre (rires). J’ai commencé à parler de mon initiative dans dans mon entourage, et à ce moment là on a commencé à s’intéresser à ma démarche.


Tu nous dis que “personne ne voulait t’apprendre” à ce point là? 

Oui, j’ai commencé à sortir et rencontrer un tas de gens de ce milieu, mais ça n’a au début pas forcément aidé. Comme je suis une fille un peu “Instagram”, on avait des préjugés sur moi. 

Alors que moi, en soirée, je préfère être dans mon coin, je suis un peu timide…

Par contre, j’ai toujours voulu passer des sons et ambiancer les gens, je me sens mieux de ce côté là.

Cimer X The Get Down – Mickael Fidjili

Justement, parlons Instagram. Est ce que la plateforme ta servi de tremplin pour ta carrière ?

Carrément, ça m’a permis d’avoir de la visibilité. Je ne suis pas très active, j’ai du mal à poster tout le temps des photos, mais ça m’a permis d’acquérir de nombreux contacts. C’est vraiment devenu un CV artistique.


A quel moment c’est devenu sérieux ?

J’ai donc acheté une table de Dj, un contrôleur, j’ai appris, mais les débuts sont assez compliqué pour être bookée dans des soirée, alors j’ai décidé avec mes potes (tout les deux dans la production) de créer nos propres soirée il y a un an: La Cuniculaire. On change de lieux à chaque soirée, et on essaye d’en faire une chaque mois. Ces soirées ont été mon tremplin. On a commencé par se produire dans des bars, et ça grossit tellement qu’on va commencer à faire ça dans des boîtes. On est également passé dans quelques radios: Radio Nova, Hotel Radio

Cimer X The Get Down – Mickael Fidjili

Tu es la première femme qu’on interview dans notre série “girls can dj”, une série d’interview qui a pour but de mettre en avant les talents féminin -encore trop peu présentes- dans le monde du mix. Etre une femme dans un “monde d’homme”, un atout, un inconvénient ? 

Un atout, carrément. Il y a des mecs 10 fois plus forts que mois qui galèrent pour être bookés, mais pour une fois qu’on a un avantage, il faut pas de plaindre (rires)! Il y a eu exclusivement plein de Dj mecs pendant des années, les filles commencent à prendre leur place, et c’est tant mieux !

Qu’est ce que tu conseillerais à une jeune femme qui veut se lancer en tant que Dj ?

Organiser ses propres projets elle-même. C’est hyper important. Que ce soit des mixs, des soirées… Là par exemple je suis sur un projet avec une pote, on va faire un mix, et une vidéo. Il faut prouver aux gens que tu es capable de faire les choses seule. Et d’un point de vue artistique c’est très formateur: quand tu es bookée lors d’une soirée tu ne passes pas forcément les sons que tu veux, il faut que tu t’adaptes. Alors que quand c’est tes propres projets, tu fais ce dont tu as envie. C’est hyper important pour se créer sa propre identitée. 

Le son que tu écoute en boucle en ce moment ?

Chromatics – Cherry, le sample de Man of the year

Si tu devais choisir un son qui a marqué ton enfance/adolescence? 

J’ai toujours été fan de Vanessa Paradis, donc indéniablement la chanson Joe le taxi. C’était pas ma génération, mais je l’écoutais quand j’étais petite parce que ma mère l’adorait.

Ton principal goal pour 2020 ?

Je pars à New-York pour 3 mois, puis Londres 5 mois. L’objectif: apprendre l’anglais, développer mon réseau artistique et de là mixer sur place. J’ai envie de bouger, de voir ce qu’il se passe là bas, d’avoir une autre vision du milieu. Je suis contente, il faut prendre des risques dans la vie, sortir de son confort. Je suis jeune, j’ai besoin de voyager et voir d’autres choses, donc je suis contente de partir.

A qui est ce que tu voudrais passer ton cimer ?

A mon pote Ditlef, avec qui je monte plusieurs de mes projets, parce que c’est le premier qui m’a aidé à démarrer dans ce milieu en me donnant plein de conseils.

A Camille, qui fait également partie de la team Cuniculaire.

Et à mes deux potes Madina et Levai, mes potes d’enfance, avec qui on se boost au quotidien. 

Cimer X The Get Down – Mickael Fidjili

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